Coulisses31

Cinquième semaine / trépidante

avr 15 2014 Sophie Tessier

 

 

 

Premier montage en théâtre

Les jours sont comptés car nous louons la salle dans laquelle nous répétons. Un jour de montage n’est pas suffisant. Quand les acrobates arrivent le 8 avril, il faut encore ajuster les différents modules de scénographie, pointer les lumières, tester les 3 positions de la scénographie. L’axe de la deuxième position est modifié pour améliorer le point de vue du spectateur. La tourbe est attendue pour mercredi.

 

Séances de visionnage

Matinée musicale pour les acrobates, Kris Defoort a été filmé jouant au piano et interprétant les premières partitions chantées de sa composition ! Certains diront que cette version à usage éphémère est « collector ». En attendant les répétitions des chanteurs fin avril, la voix enrouée de Kris nous suivra pour toute cette deuxième période de création.

On sélectionne sur vidéo les moments acrobatiques retenus en janvier. Les séquences sont baptisées grappe, tremblement de terre, échappée, fracasse, boule, Jésus… Naissance d’un vocabulaire interne à manier avec distance !

 

Des images saisissantes

Fabrice teste les scènes une par une, avec les éclairages et la vidéo, projetée tantôt sur le tulle ou le cyclorama, tantôt sur le plastique ou sur la pente. Première scène : atmosphère grave d’un rituel de départ autour du feu, fausses larmes et émotion du dernier texto envoyé. Jour après jour, Fabrice, Emily et Giacinto façonnent les images du spectacle, feutrées, brumeuses, troubles, bleutées, désertiques, éblouissantes.

 

La visite

Jeudi, Kris, accompagné par Laurent Gaudé, de passage à Bruxelles, assistent aux répétitions, comment perçoivent-ils la façon dont l’équipe s’approprie l’histoire de Daral Shaga ? Des micros ont été placés sur le plateau, la pente est sonorisée, les pas des acrobates sont des coups de tonnerre. Une interaction entre la lumière et la voix des chanteurs est prévue, pour faire vibrer les rayons lumineux au son des vocalises.

Les manipulations de la scénographie d’une position à l’autre prennent encore du temps. Les gestes s’impriment, répétés puis optimisés, la mise en scène patiente, bouillonnante, trépidante. Enfin, à 18h, la bière irrigue la fourmilière, aux terrasses du Cook & Book.

 

« Acharnez-vous ! »

Il est question de bambous de 3 mètres, que l’on heurte à la grille, que l’on assemble en abri, que l’on s’échange prudemment. La grille face public est massive, il devient soudain évident qu’elle arrive trop tôt dans le spectacle et que son apparition doit être plus brève. Enième amendement au conducteur du spectacle, Hubert n’a pas fini de prendre des notes…

 

© Photos Hubert Amiel

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