Presse33

Les extraits

nov 20 2014 Sophie Tessier

Oratorio vibrant sur l’exil

Eva Sala, L’écho 20140926

 

Ce rêve d’exil, tout à la fois actuel et intemporel, entremêle harmonieusement et avec émotion les arts les plus différents pour créer un conte universel puissant dont le but est de redonner la parole aux clandestins, louer leur courage et leur détermination.(…)

Au coeur de ces arts, le superbe et poétique livret (chanté, parlé, crié, surtitré) de l’écrivain français Laurent Gaudé, d’une rare puissance pour raconter dans une prose contemporaine enlevée la violence physique et morale, l’indignation, l’inhumanité que subissent les clandestins au quotidien.

Une mélodie du malheur, alternant douceur, vibration et rythme, qui monte en intensité au fil des trois tableaux et dix-huit scènes de cette création incroyable, à vous faire frissonner. Une émotion qui se retrouve d’ailleurs accentuée au gré des portés et voltiges des cinq acrobates de la compagnie Feria Musica, dirigée par Philippe de Coen, métaphores de cette multitude de corps malmenés et qui se confrontent face à l’obstacle qu’est le mur de la liberté ou de l’emprisonnement.

Le cirque prend ici toute sa dimension universelle et artistique, et apporte à l’opéra toute sa modernité. (…)

L’ensemble est d’une grande beauté, on se sent saisi par cette imbrication originale des arts et la force artistique et intense qui en émane. Magistral.

 

 

 

Daral Shaga, triple salto réussi pour le premier opéra circassien

Siegfried Forster, RFI

 

Les mouvements et gestes circassiens expriment à merveille les sauts de l’âme et la force de l’illusion de ceux qui s’attaquent à ce mur presque infranchissable qui les sépare de cet autre monde tant espéré.

 

 

 

Une merveille circassienne à l’opéra

Stéphane Capron, sceneweb.fr

 

Fabrice Murgia dépoussière littéralement le genre. Ses images sont comme à chaque fois somptueuses, il parvient à mixer avec allégresse la musique, le chant, la poésie de la vidéo, avec des numéros de cirque époustouflants.

Un spectacle coup de poing qui renouvelle le genre. Toute l’équipe a réussi à créer une atmosphère jamais vus dans l’enceinte d’un opéra et cela fait du bien.

 

 

 

Un monde à plusieurs voix

Sabine Dacalor, Grapsimostyle

 

Geste scénique saisissant, Daral Shaga est un poème musical où les images et les corps tracent les contours d’une lutte éternelle pour la liberté.

 

 

 

Daral Shaga ou la beauté brûlante de la tragédie et de l’espoir des réfugiés, « sans-papiers » et autres exilés

Laurent Bourdelas, France Bleu

 

Daral Shaga dit tous les murs, toutes les frontières, depuis toujours : le limes, le mur de Berlin, le mur « de sécurité » construit par Israël,
celui entre le Mexique et les Etats-Unis… ceux qui séparent les nantis des métèques, des barbares… Nos frères. Ceux à qui la mise en scène nous confronte lorsqu’ils frôlent les spectateurs. (…)

Dans la beauté des lumières d’Emily Brassier, la confrontation dynamique des images et des angles de vision, celle des paroles, des chants et de la
musique, les formidables artistes circassiens montrent la vitalité, le désir, de ceux qui avancent, avancent, au risque de se tordre sur les chaînes et
le fer (prouesses magnifiques), de ceux qui escaladent sans cesse pour partir à l’assaut du monde et qui en seront le sel.

Daral Shaga, projet artistique global, est une réussite esthétique et signifiante.

 

 

 

Le brillant envol de Daral Shaga

Marie-Noëlle Robert, Le-Populaire-du-Centre-021014

 

Un spectacle complet, impressionnant d’aboutissement. (…)

L’extraordinaire de cette oeuvre vient du rôle inédit, inouï, joué par les acrobates de la compagnie de cirque belge Feria Musica qui animent de tout leur corps les chaînes et les murs, les barreaux et les gouffres. Ils subliment à en couper le souffle les émotions que les mots et les images se refusent à surligner : la violence, la chute, le vide, l’envol des mains tendues et le désir de vivre au-delà des grilles, de la mort.

 

 

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