Coulisses31

Onzième et douzième semaine / monter en puissance

oct 09 2014 Sophie Tessier

 

Une rencontre scolaire pour démarrer la onzième semaine. Une centaine d’élèves qui viendront à la première, assis au foyer du public, écoutent Philippe présenter le projet, attentifs ?

 

Une série de filages quotidiens commence cet après-midi, indispensable pour que le spectacle se bonifie d’ici la première.

Mettons-nous d’accord sur le vocabulaire : une allemande ? une italienne ? Au théâtre, à l’opéra, au cirque, en France, en Hollande, en Belgique, chacun ne l’entend pas de la même façon. Pour épargner les corps acrobates certains jours, ce sera une allemande, on marque les mouvements, on évite les blessures.

Et si la dernière allemande était de trop ?

 

Magie de la répétition. Les changements de décor sont maintenant effectués dans les temps, certains cœurs en sont plus que rassurés.

La qualité des cadrages et des mises au point pour les projections sur le tulle s’affine. Il faut aussi prendre le temps de repérer les positions des chanteurs pour qu’ils soient bien placés sous les sources lumineuses.

 

Après-midi autour de la table, Fabrice travaille la prononciation et les intentions de jeu avec les chanteurs. Avancer progressivement est une façon d’amener chacun vers la justesse.

 

Interview matin, midi. France 3 vient ce soir. Nous filons.

Perte d’énergie, maintenir la flamme jusqu’au bout.

 

On repérera l’équipe de Feria Musica au karaoké samedi soir. L’Amicale des parachutistes belges se souviendra aussi de son passage.

 

En boucle, les mots du livret dans nos têtes :

« mes frères… », « la grille !!! », « pour que notre terre nous laisse partir… »

 

Derniers jours.

On a bien fini par trouver un costume pour chacun, dans les tons.

Les pétales de rose, les 200 roses artificielles aussi.

Les proches qui veulent être là à la première commencent à arriver.

Trancher pour la fin, harmoniser.

 

001_webOn dit Toï toï toï, on offre des friandises, des porte-bonheur souvenirs.

Laurent Gaudé est là aussi, impatient et désireux de savourer l’instant.

 

Fabrice réunit tout le monde à 19h40 sur le plateau. Disons-le, c’est émouvant.

N’oublions pas les exilés, les déracinés, les laissés-pour-morts aux portes de l’Europe forteresse.

 

Puis, il est 20h30.

 

 

 

 
 
 
© Photo H.Amiel